CETTE SEMAINE DANS LA LBMA (2017) - Michel Ménard

Le 11 juillet 2017

 

Sur mon Scooter…

Depuis ma dernière chronique, le haut et le milieu du classement ont continué à se resserrer alors que la « bataille pour la dernière place » s’estompe un peu puisque mes Harfangs et moi avons beaucoup de difficulté à démarrer une série de victoires... Le temps file donc, espérons qu’on réussira à se ressaisir à temps pour être vraiment prêt pour les Séries. Par contre, l’écart qui sépare la 1re de la 4e est vraiment, comme le dit si bien notre cher Bam, « bon pour la Ligue ». Avec dix (10) parties à jouer, les Faucons ont maintenant 22 points, les Aigles et les Ducs en ont 17 tandis que les Condors ferment le peloton avec 16 points. Donc, c’est (très) loin d’être terminé et, qui sait, peut-être que les Vautours et mes Gris vont réussir à mêler un peu les cartes d’ici la 25e partie de la saison régulière. À suivre…

 

Il y a 25 ans…

Le 1er juillet 1992, le film A League Of Their Own de la réalisatrice Penny Marshall (qui avait réalisé Big en 1988 et Awakenings en 1990) faisait son apparition dans la plupart des salles de cinéma d’Amérique. À l’époque, plusieurs personnes (incluant moi-même) ne connaissaient absolument pas cette histoire de « Ligue en Jupons » qui avait été créée pendant la 2e Guerre Mondiale afin d’amener les Américains à oublier leurs soucis en allant voir du baseball (entièrement) féminin. Voulant s’assurer un succès au box-office, les producteurs avaient misé sur quelques vedettes montantes de l’époque : Tom Hanks, Geena Davis, Madonna, Rosie O’Donnell et Lori Petty (qui joue présentement dans Orange Is The New Black). Ils gagnèrent leur pari puisque le film accumula des recettes de 132 millions dans le monde entier, dont 107 millions seulement aux États-Unis.

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Même s’il ne s’agissait pas d’un film entièrement basé sur une histoire vraie (puisque tous les personnages étaient fictifs), on avait demandé à deux personnes (Kim Wilson et Kelly Candaele), qui en connaissaient assez long sur l’histoire de cette Ligue, pour s’assurer que le tout soit crédible. Le nom de famille Candaele est loin d’être inconnu pour les « vieux » fans des Expos comme moi puisqu’elle est la sœur de Casey (un 2e but / voltigeur) qui a évolué pour nos zAmours de 1986 à 1988. Par contre, ce que beaucoup de gens ignorent est que leur mère (Helen Callaghan, née à Vancouver en 1923) et leur tante (Margaret « Marge » Callaghan, née dans la même ville en 1921) ont évolué dans l’AAGPBL (All-American Girls Professional Baseball League). L’histoire des deux (2) sœurs dans le film (Dottie et Kit) est (bien sûr) un peu inspirée des sœurs Callaghan.

 

Un rêve un peu fou qui dura… 12 ans !!

C’est pendant l’automne de 1942, alors que les Américains sont impliqués à fond dans la 2e Guerre mondiale et que les autorités du Baseball Majeur craignent que leurs activités soient suspendues à cause de ce conflit, que trois (3) visionnaires décident de créer la All-American Girls Softball League. Philip K. Wrigley (propriétaire des Cubs de Chicago), Branch Rickey (directeur-gérant des Dodgers de Brooklyn) et Paul V. Harper (un avocat de Chicago) s’unissent pour se lancer dans cette aventure sans trop savoir où ça les mènerait. Le 17 mai 1943, un camp de sélection très rigoureux débute au Wrigley Field de Chicago afin de trouver les 60 joueuses (alors que 280 y ont été invitées) qui allaient faire partie des quatre (4) équipes dont la Ligue serait composée lors de sa saison inaugurale : Les Comets de Kenosha (Wisconsin), les Belles de Racine (Wisconsin), les Peaches de Rockford (Illinois) et les Blue Sox de South Bend (Indiana). Les quatre (4) premières femmes (que vous voyez sur la photo plus bas) à signer leur contrat furent Claire Schillace (Racine), Ann Harnett (Kenosha), Edythe Perlick (Racine) et Shirley Jameson (Kenosha). Leur salaire allait se chiffrer entre 45$ et 85$ par semaine. Une somme colossale pour l’époque.

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Dirigé par l’ancien ailier gauche des Blackhawks de Chicago, Johnny Gottselig, les Belles de Racine remportèrent la toute première « Série Mondiale » féminine et ces dernières répétèrent leur exploit en 1946. Ce sont les Peaches de Rockford (l’équipe-vedette du film, d’ailleurs) qui ont vraiment dominé la Ligue avec 4 titres (1945, 1948, 1949 et 1950). Au cours de la saison 1944, Annabelle Lee (la tante de Bill « Spaceman » Lee) qui portait les couleurs des Millerettes de Minneapolis lance la première partie parfaite de leur histoire. Un exploit qui sera répété à quatre (4) autres reprises par Carolyn Morris (Rockford en 1945), Doris Sams (Muskegon en 1947) ainsi que Jean Faut (South Bend en 1951 et 1953). Au cours de la saison 1948, alors qu’elle comptait maintenant dix (10) équipes, la Ligue attira pas moins de 910 000 spectateurs. Malheureusement, une fois la Guerre terminée et le Baseball Majeur ayant retrouvé tous ses joueurs-vedettes, les fans commencèrent à se désintéresser de l’AAGPBL et elle dût cesser ses activités après la saison 1954…

 

Honneurs et héritage

En 1988, après 34 ans passés dans l’oubli presque complet, les autorités du Temple de la Renommée du baseball décident (enfin!!) d’honorer ces pionnières en créant une exposition permanente (Diamond Dreams – Woman In Baseball) au 2e étage de leur édifice. Sur un panneau bien identifié, on y a même inscrit le nom de toutes les femmes qui ont évolué dans la Ligue au cours de ses douze (12) années d’existence en plus d’exposer divers artéfacts venant de cette belle époque.

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Dix (10) ans plus tard, le Temple de la Renommée National du Baseball Féminin (National Woman’s Baseball Hall Of Fame) voit le jour et l’année suivante, il accueille Claire Schillace (Belles de Racine de 1943 à 1946) qui devient la toute première ancienne joueuse de l’AAGPBL à y faire son entrée. En tout, neuf (9) femmes qui ont évolué dans cette Ligue font partie de ce Temple :

2002 - Faye Dancer

(Minneapolis 1944 / Fort Wayne de 1945 à 1947 / Peoria 1947 – 1948 et 1950)

2003 - Dorothy Ferguson (Dottie Key)

(Rockford 1945 – 1946 (fin) – 1947 et 1954 / Peoria 1946 (début))

2005 - Joanne Winter

(Racine de 1943 et 1950)

2010 - Dorothy Kamenshek

(Rockford de 1943 à 1951 et 1953)

2012 - Jean Faut

(South Bend de 1946 à 1953)

2012 - Doris Sams

(Muskegon de 1946 à 1950 / Kalamazoo de 1950 à 1953)

2013 - Pepper Paire

(Minneapolis 1944 / Fort Wayne de 1945 – 1952 (fin) et 1953 / Racine 1946 et 1947 / Grand Rapids 1948 et 1952 (début))

2013 - Sophie Kurys

(Racine de 1943 à 1951 / Battle Creek 1952) 

J’espère que ce petit résumé sur l’histoire du baseball féminin aux États-Unis vous a plu autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire. 

Bonne semaine et à vendredi, mes chers amis !!
Scooter

 

Le 15 juin 2017

Sur mon Scooter…

La chasse (au 1er rang) est officiellement ouverte !!! Ouffffff, quel week-end complètement fou… Alors que les Faucons (1V-2D et 2N à leurs 5 derniers matches), les Vautours (1V-4D) et les Condors (1V-3D et 1N) montrent des signes d’essoufflement, les trois (3) autres formations (Aigles, Ducs et Harfangs) connaissent leurs meilleurs moments de la saison. Ce revirement de situation nous a donné un tout nouveau classement après les parties du week-end dernier. Les Noirs accusent maintenant un retard d’un seul point sur les Rouges tandis que les Verts se classent au 3e rang à trois (3) points de la tête. Alors que les Bleus et les Mauves connaissent des moments difficiles, mes Harfangs ont pris le taureau par les cornes en s’approchant à deux (2) points de ces deux-là. Avec quatre (4) parties à jouer au mois de juin, il y a de fortes chances que ça bouge encore.

 

Une journée bien spéciale…

Lundi dernier, le Temple de la Renommée du baseball (National Baseball Hall Of Fame and Museum) « soufflait » sur ses 78 bougies. C’est donc le 12 juin 1939 que le célèbre édifice du 25 Main Street à Cooperstown dans l’état de New York ouvrait officiellement ses portes devant une foule en liesse. Cette année, pour souligner cette journée historique, les dirigeants du Temple ont eu une idée géniale. Après plusieurs mois de recherches intensives, ils ont finalement trouvé une dame (maintenant âgée de 90 ans) qui était là lors de cette fameuse journée d’ouverture. Alors qu’elle avait 12 ans et qu’elle habitait à Albany (à environ 1h30 de voiture de Cooperstown), Betty Roxborough avait accompagné son père, un très grand fan de baseball (on s’en doutait) qui voulait absolument assister à cet évènement unique. Imaginez-vous un instant qu’elle avait réussi à obtenir (entre autres) les autographes de Walter Johnson, Ty Cobb et Eddy Collins. Vous pouvez lire le texte intégral de cette belle et touchante histoire en cliquant sur ce lien : http://baseballhall.org/discover/betty-roxborough-returns-to-hof

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Depuis sa création en 1936 (3 ans avant l’inauguration officielle), 317 personnes ont fait leur entrée chez les « immortels » du baseball. Parmi ceux-ci, on compte 255 joueurs, 22 gérants, 10 arbitres ainsi que 30 dirigeants (« exécutives »). Vous me connaissez, j’aime toujours vous en donner « un ti-peu plus pour votre argent » donc, pour souligner ce 78e anniversaire, je vous offre ces quelques faits intéressants sur certains membres du Temple :

Ceux qui ont porté les couleurs de nos Expos (joueurs ou dirigeants) :

·         Gary Carter (Receveur de 1974 à 1984 et 1992)

·         Andre Dawson (Voltigeur de 1976 à 1986)

·         Tony Pérez (1er but de 1977 à 1979)

·         Dick Williams (Gérant de 1977 à 1981)

·         Tim Raines (Voltigeur de 1979 à 1990 et 2001)

·         Randy Johnson (Lanceur de 1988 à 1989)

·         Pedro Martinez (Lanceur de 1994 à 1997)

·         Frank Robinson (Gérant de 2002 à 2006)

 

Ceux qui ont porté les couleurs de nos Royaux (joueurs ou dirigeants) :

·         Ed Barrow (Gérant – 1904)

·         Walter « Rabbit » Maranville (Gérant – 1937 et 1938)

·         Burleigh Grimes (Gérant – 1939)

·         Jackie Robinson (2e but – 1946)

·         Roy Campanella (Receveur – 1947)

·         Walter Alston (Gérant – 1950 à 1953)

·         Tommy Lasorda (Lanceur – 1950 à 1960)

·         Dick Williams (Volt. / 1er but – 1953 et 1956)

·         Roberto Clemente (Voltigeur – 1954)

·         Don Drysdale (Lanceur  – 1955)

·         Sparky Anderson (2e but – 1956 et 1958)

·         Bob Lemon (Lanceur – 1958 et 1960)

 

 

Reconnaissance des joueurs et dirigeants Afro-Américains :

Entre 1971 et 1977, neuf (9) joueurs qui avaient évolué dans les Negro Leagues (Traduction libre : Ligues des joueurs Afro-Américains) ont été intronisés au Temple de la Renommée par un comité spécial qui devait choisir des joueurs qui s’étaient illustrés avant que le baseball majeur ouvre (enfin) ses portes à Jackie Robinson et aux autres joueurs de couleur. Après 1977, c’était au comité des Vétérans que revenait la tâche d’évaluer cette génération de joueurs et dirigeants qui ont également élu neuf (9) autres personnes.

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Bas de vignette de la photo : Effa Manley en compagnie d’un de ses joueurs, George Suttles.

 

En 2005, les autorités du Temple annoncent la création du Comité Afro-Américain du baseball qui, l’année suivante, a tenu une élection spéciale de personnalités ayant appartenu aux Negro Leagues ou encore à des équipes qui ont évolué au XIXe Siècle. Grâce à ce nouveau Comité, dix-sept (17) nouveaux membres ont été admis au Temple de la Renommée. Parmi ceux-ci, Effa  L. Manley est devenue la toute première femme à faire son entrée à Cooperstown. Madame Manley a été la propriétaire des Eagles de Newark de la Negro National League de 1936 à 1948. Dans un monde complètement dominé par les hommes, elle a su faire sa marque grâce à son sens inné des affaires, son flair pour dénicher de nouveaux talents et sa façon de traiter ses joueurs comme s’ils faisaient partie de sa famille. En 1946, ses Eagles remportèrent la Negro League World Series en battant les puissants Monarchs de Kansas City en 7 parties. Après sa carrière dans le baseball, elle resta active en s’impliquant dans divers mouvements sociaux pour la reconnaissance des droits des Afro-Américains jusqu’à sa mort en 1981. Pour en savoir plus sur cette grande dame, cliquez sur ce lien : http://baseballhall.org/hof/manley-effa

Sur ce, on se voit vendredi à Jarry !!
Scooter

 

Le 6 juin 2017

Sur mon Scooter…

Les semaines se suivent et… se ressemblent pas mal trop à mon goût ;-) Les Rouges continuent sur leur lancée en gardant précieusement le 1er rang du classement tout en conservant une avance plutôt confortable sur leurs plus proches rivaux, les Noirs, qui sont à cinq (5) points derrière eux. Si je mets le classement à l’envers (la meilleure façon de voir mes Harfangs au 1er rang pour le moment en tout cas), les Gris sont à cinq (5) points… du 5e rang qui est détenu par les Verts. Ces derniers sont quand même dans une chaude lutte avec les Bleus et les Mauves (qui n’ont qu’un (1) seul point d’avance) ainsi que les Noirs qui ont une mince avance d’un (1) point sur eux et de deux (2) points sur les Verts. Bref, un week-end fructueux des équipes 2 à 6 et on a un tout nouveau classement dès samedi après-midi. Ça, c’est vraiment excitant et… c’est ce que je nous souhaite, bien sûr.

 

Un tout nouveau membre dans le « Club des 600 »

Même si je n’ai jamais fait partie du « Fan Club » de José Alberto Pujols Alcántara, je dois m’incliner devant le fait qu’il vient de faire son entrée dans le très sélect « Club des 600 » qui comptait (jusqu’à son arrivée) seulement huit (8) membres. The Machine, qui a toujours eu un sens du spectacle très développé a même « poussé l’audace » en réussissant un grand chelem (le tout 1er à faire son entrée de cette façon) pour (enfin) franchir le cap des 600 circuits en carrière. À 37 ans, Pujols a sûrement encore 4 à 5 bonnes saisons devant lui et, qui sait, il réussira peut-être à rejoindre le « sympathique » Barry Bonds.

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Le Fameux « Club des 600 » :

Barry Bonds

762

Hank Aaron

755

Babe Ruth

714

Alex Rodriguez

696

Willie Mays

660

Ken Griffey Jr.

630

Jim Thome

612

Sammy Sosa

609

Albert Pujols

600*

* Le seul joueur qui est encore actif dans cette liste

 

Jimmy Piersall s’éteint à l’âge de 87 ans

En lisant ce nom, je suis sûr que vous vous êtes dit : « Jimmy qui ?? » et c’est tout à fait normal… En 1 734 parties (étalées sur 17 saisons), Piersall a accumulé 811 coups sûrs pour une moyenne au bâton de ,272. Les plus hauts faits d’armes qu’il a réussis sont deux (2) participations au Match des Étoiles (1954 et 1956) ainsi que deux (2) Gant Doré comme voltigeur (1958 et 1961). Une fois sa carrière de joueur terminé, il est devenu commentateur pour les parties des Rangers du Texas (de 1974 à 1976) et pour les White Sox de Chicago (de 1977 à 1981). En gros, « rien pour écrire à sa mère » n’est-ce pas ?? Pourtant, il a réussi à marquer le baseball majeur (un peu comme Lou Gehrig) à cause d’une maladie totalement inconnue au début des années 50 lorsqu’elle a commencé à l’accabler.

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Derrière le sourire angélique du Wizard Of Waterbury, personne n’aurait pu croire qu’un combat intérieur extrêmement intense l’importunait à chaque instant. Personne n’arrivait à comprendre ses sautes d’humeur fréquentes et pourquoi il avait toujours maille à partir avec ses coéquipiers, les joueurs adverses, les arbitres et même les spectateurs. C’est le 24 mai 1952 qu’il a vraiment commencé sa décente aux enfers. Juste avant la partie contre les Yankees de New York au Fenway Park de Boston, Piersall s’en prend au bouillant Billy Martin et les deux joueurs sont expulsés avant même que la partie débute. Dès qu’il arrive dans le vestiaire, il se chamaille avec son coéquipier, Mickey McDermott. Après quelques autres incidents au cours des jours qui suivirent, les Red Sox décident (le 28 juin) d’envoyer leur turbulent joueur aux Barons de Burmingham dans les Mineures. Après trois (3) semaines là-bas, il avait été expulsé quatre (4) fois par les officiels. Il fut alors suspendu pour trois (3) parties et on l’envoya au Westborough State Hospital (dans le Massachusetts) afin qu’il soit évalué. On diagnostiqua un épuisement nerveux («nervous exhaustion ») et il passa les sept (7) semaines suivantes dans cette institution tout en ratant le reste de sa saison de baseball. C’est plusieurs années plus tard qu’on pu enfin mettre un nom sur la maladie mentale qui empoisonnait sa vie : Les troubles bipolaires.

 

En 1953, il était de retour avec les Red Sox où il resta dans l’alignement partant jusqu’en 1958. Au cours de cette période et tout au long de sa carrière assez tumultueuse, il continua à amuser les foules (mais pas vraiment ses coéquipiers) avec ses écarts de conduite ainsi que ses « boufonneries » (comme courir sur les buts à reculons après avoir frappé un circuit). En 1957, le film Fear Strikes Out (mettant en vedette Anthony Perkins dans le rôle de Piersall) prend l’affiche et connaît un succès mitigé. Après son séjour à Boston, il joua pour les Indians de Cleveland (1959 à 1961), les Senators de Washington (1962 et 1963), les Mets de New York (toujours en 1963) et les Angels de la Californie (1963 à 1967). En 2010, il fut intronisé au Temple de la Renommée des Red Sox de Boston. Finalement, en 1985, il publie son autobiographie, The Truth Hurts, dans laquelle il s’ouvre sur tout ce qu’il a vécu avant que les médecins découvrent vraiment ce qui n’allait pas avec lui. Le plus beau mot de la fin, c’est à lui qu’il revient : «Probably the best thing that ever happened to me was going nuts. Who ever heard of Jimmy Piersall, until that happened ? » (Traduction libre : Avoir “perdu la carte”, c’est probablement la meilleure chose qui me soit arrivée. Qui avait entendu parler de Jimmy Piersall avant ça ??).

Voilà ce qui complète cette 2e chronique de la saison et j’espère bien qu’elle vous a plu.

Bonne semaine et à vendredi, les amis !!
Scooter

 

Le 30 mai 2017

Sur mon Scooter… 

Ça y est, la 42e saison de notre très chère LBMA bat son plein et il semblerait que ce sera un été rempli de rebondissements et, sûrement, de surprises. Par contre, selon moi, aucune équipe ne va réussir à se « sauver » avec le Championnat de la saison régulière, et ce, même si les Faucons semblent vouloir le faire sans regarder dans le rétroviseur. Marc Tourangeau et ses Boys savent très bien que je ne dénigre pas leur superbe début de saison (loin de là), mais ils sont tous conscients que TOUT peut se produire au cours de ces fameuses 25 parties (et maintenant au cours des 19 qui restent à jouer…). Sincèrement, dès la fin du repêchage, en regardant les six (6) nouvelles formations 2017 de notre Ligue, on ne peut s’empêcher d’utiliser les bons vieux clichés : « parité » et « équilibré ». 

De mon côté, depuis que j’ai décidé de « coacher », on peut dire que la facilité, je ne suis pas sûr si ça existe vraiment… Rassurez-vous, je ne vais pas commencer à gratter les vieux bobos, je ne fais que jeter un rapide coup d’œil derrière moi et constater, un point c’est tout. Comme c’est le cas chaque saison, je crois (et pense) avoir rassemblé la meilleure équipe possible selon mon ordre de sélection au repêchage. Je suis fier d’aligner David Asselin, Alexandre Beaudry, Alex Bibeau, Max Blouin, Éric Bourgeois, Sylvain Lamontagne et Christian Poulin. Cette saison 2017 a un côté très spécial pour moi puisque pour la toute première fois de ma vie, je joue à la balle avec mon cousin Christian Meilleur. Quand j’étais petit, j’allais le voir jouer pour le Centre Immaculée Conception et je souhaitais être aussi bon que lui, mais… mon souhait n’a jamais été exaucé. Après trois ans de négociations intenses et ardues, j’ai réussi à le convaincre de se joindre à nous et j’en suis très heureux. 

Une fiche de 0-6 pour débuter une saison, ce n’est pas l’idéal, mais je suis convaincu que les « vrais Harfangs » sont sur le point de se lever et ça va sûrement faire un peu (beaucoup) de bruit. La bonne nouvelle est qu’on ne jouera plus au mois de mai… Donc, pour cette première chronique de l’année, j’ai décidé d’être un peu « égoïste » en démontrant à mes Gris que même si nous n’avons pas gagné un seul match, tout peut (encore) arriver. Voici six (6) équipes des Ligues majeures qui ont déjà réussi « l’impossible » : 

Americans de Boston (1903)

Dossier de 4-6 en avril

Après un mois d’avril un peu fade, Boston a compilé un dossier de 87-41 pour se sauver avec le championnat de l’Américaine en devançant les Athletics de Philadelphie par 14,5 parties. Enfin, ils remportèrent la toute 1re Série mondiale de l’histoire en défaisant les Pirates de Pittsburgh 5 parties contre 3.  

Braves de Boston (1914)

Dossier de 2-7 en avril

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Les Braves avaient été mauvais en avril, mais leurs contre-performances se sont poursuivies en mai et juin avec des dossiers respectifs de 8-15 et 16-13. Après avoir été balayé (le 4 juillet) par les Robins de Brooklyn lors d’un programme double, Boston occupait le dernier rang du classement de la Nationale avec une fiche de 26-40-1 à 15 parties des Giants de New York. À partir du 6 juillet, les « Miracle Braves » se sont mis en marche et ont compilé un dossier de 68-19 pour terminer au 1er rang de la Nationale avec une confortable avance de 10,5 partie sur New York. Pour couronner le tout, ils balayèrent les puissants Athletics de Philadelphie 4 parties à 0 au cours de la Série mondiale.  

Senators de Washington (1924)

Dossier de 5-8 en avril

Après une défaite de 9-8 contre les White Sox de Chicago le 16 juin, les Sens se retrouvaient 4,5 parties des Yankees de New York. Par la suite, ils remportèrent 68 de leurs 104 dernières parties pour coiffer les Yankees par seulement 2 parties. En Série mondiale, ils eurent le dessus de justesse sur les Giants de New York en les battant en 7 parties.  

Pirates de Pittsburgh (1925)

Dossier de 5-8 en avril

C’est vraiment un désastreux voyage sur la route de 2-5 (à Chicago et Cincinnati) qui a donné un mois d’avril aussi ordinaire aux Pirates. Dès leur retour au Forbes Field, tout s’est replacé en remportant 52 de leurs 77 parties à domicile pour finir bon 1er avec 8,5 parties d’avance sur les Giants de New York. Ils couronnèrent ce beau retour en prenant la mesure des Senators de Washington en 7 parties au cours de la Série mondiale.  

Tigers de Detroit (1935)

Dossier de 5-9 en avril

Les Tigers avaient une fiche de 2-9 le 27 avril et venaient de subir une 6e défaite consécutive (tiens, tiens…) lorsque le vent a commencé à tourner… Un mois plus tard, ils avaient maintenant un dossier de 17-16 et terminèrent la saison au 1er rang (93-58) avec 3 matches d’avance sur les Yankees de New York. Au cours de la Série mondiale, les Cubs de Chicago baissèrent pavillon devant Detroit en 6 parties.  

Phillies de Philadelphie (1980)

Dossier de 6-9 en avril

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Tous ceux qui ont mon âge (ou du moins qui sont proches de ma génération) n’ont jamais vraiment aimé les Phillies puisqu’ils avaient le don d’éliminer nos zAmours à la fin août ou au début septembre presque chaque année… Ils connurent un très bon mois de mai (17-9), mais juin (14-14), juillet (15-14) et août (16-14) furent très ordinaires. Après 2 défaites consécutives contre les Expos les 27 et 28 septembre, les hommes de Dallas Green gagnèrent les 6 parties suivantes pour se sauver avec le Championnat de la Division Est de la Nationale avec une seule partie d’avance sur… nos Expos. Par la suite, ils éliminèrent les Astros de Houston de 5 parties pour ensuite remporter la Série mondiale en battant les Royals de Kansas City 4 matches à 2. 

Bref, il ne faut jamais perdre espoir puisqu’au cours d’une saison de balle, vous voyez bien que tout peut arriver… 

Avant de terminer, j’aimerais prendre quelques lignes pour remercier Michel Plante, André Dandurand, Marc Tourangeau, Stéphane Beaudoin, Robert Bureau et sans oublier Jean Lachapelle qui m’a accueilli et épaulé au sein de l’Exécutif de la LBMA pendant 4 ans. À l’époque, j’avais remplacé Denis Charbonneau et maintenant, il va pouvoir reprendre sa place. Même si notre Ligue se porte bien et qu’elle ne compte pas vraiment de « trouble-fête », être membre de l’Exécutif n’est pas toujours de tout repos et demande une implication de chaque membre pour garder le cap. Chapeau Messieurs et continuez votre bon travail !! 

Enfin, je désire souhaiter une excellente saison à mes 5 confrères (Keith, Marc, Patrick, Rémi et Stéphane) en espérant que le beau temps sera de notre bord et que notre liste de blessés ne sera pas trop grosse à la mi-saison. 

Sur ce, bonne semaine et on se voit vendredi à Jarry…
Scooter